31 d’agost 2009






Le coeur est un jardin secret où se cachent les arbres.











Il manifeste cent formes, mais il n'y a qu'une seule forme










C'est un océan immense, sans limites et sans rives









Cent vagues s'y brisent : les vagues de chaque âme.



Rubâi yât, II, paragraphe 9


del llibre Rûmî, Le miroir infini, per Rachid Koraïchi i Marine Lostia, Éditions Alternatives, Paris 2001.













30 d’agost 2009







Habitants délicats des forêts de nous-mêmes.


Jules Supervieille (cit Gaston Bachelard, La poética del espacio)






M.A., 1990






29 d’agost 2009






M.A., 1991







(...) " esta soledad limitada, que hace de cada día una vida, esta comunión con el universo, el espacio en una palabra, el espacio invisible que el hombre puede, sin embargo, habitar y que lo rodea de innumerables presencias. "


Rilke, Carta






M.A., 1990






27 d’agost 2009








M.A., 1990







Irías, y verías

Todo igual, cambiado todo,

Así como tú eres

El mismo y otro. ¿Un río

A cada instante

No es él y diferente?


( ...)


Luís Cernuda. Viendo volver.






M.A., 1990






26 d’agost 2009







M.A., 1991







¿Cuando dejaré de buscar la casa inencontrable donde respira esa flor de lava, donde nacen las tormentas, la extenuante felicidad?


René Cazelles, De terre et d'envolée. (Op. Cit. Gaston Bachelard, La poética del espacio)







M.A., 1990





25 d’agost 2009

(...)

Árbol, siempre en medio
De todo lo que te rodea,














Árbol que saborea
La bóveda entera del cielo.

(...)










(...)
Árbol que tal vez
Piensa por dentro.
Árbol que se domina
Dándose lentamente
La forma que elimina
Los azares del viento.

Rainer Maria Rilke, Poemas franceses










24 d’agost 2009

Les habitants de la côte avaient entendu

raconter des choses étranges sur ces deux personnages, qui

apparaissaient sur la terre, au milieu des nuages, aux

grandes époques de calamité, quand une guerre affreuse

menaçait de planter son harpon sur la poitrine de deux pays

ennemis, ou que le choléra s'apprêtait à lancer, avec sa

fronde, la pourriture et la mort dans des cités entières. Les

plus vieux pilleurs d'épaves fronçaient le sourcil, d'un air

grave, affirmant que les deux fantômes, dont chacun avait

remarqué la vaste envergure des ailes noires, pendant les

ouragans, au-dessus des bancs de sable et des écueils,

étaient le génie de la terre et le génie de la mer, qui

promenaient leur majesté, au milieu des airs, pendant les

grandes révolutions de la nature, unis ensemble par une

amitié éternelle, dont la rareté et la gloire ont enfanté

l'étonnement du câble indéfini des générations.


Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Ch. III

















Les voilà qui tracent des cercles dont la concentricité diminue, ... Je vais éprouver de grandes émotions, à ce spectacle où une partie de mon être est engagée. Puissant dragon, je texciterai de mes cris, s’il est nécessaire... Aigle, comme tu es horrible ! Tu es plus rouge qu’une mare de sang ! Quoique tu tiennes dans ton bec nerveux un cœur palpitant, tu es si couvert de blessures, que tu peux à peine te soutenir sur tes pattes emplumées ; et que tu chancelles, sans desserrer le bec, à côté du dragon qui meurt dans d’effroyables agonies. La victoire a été difficile ; n’importe, tu l’as remportée : il faut, au moins, dire la vérité... Tu agis d’après les règles de la raison, en te dépouillant de la forme d’aigle, pendant que tu téloignes du cadavre du dragon. Ainsi donc, Maldoror, tu as été vainqueur ! Ainsi donc, Maldoror, tu as vaincu l’Espérance ! Désormais, le désespoir se nourrira de ta substance la plus pure ! Désormais, tu rentres, à pas délibérés, dans la carrière du mal ! Malgré que je sois, pour ainsi dire, blasé sur la souffrance, le dernier coup que tu as porté au dragon n’a pas manqué de se faire sentir en moi. Juge toi-même si je souffre ! Mais tu me fais peur. Voyez, voyez, dans le lointain, cet homme qui s’enfuit. Sur lui, terre excellente, la malédiction a poussé son feuillage touffu ; il est maudit et il maudit. Où portes-tu tes sandales ? Où t’en vas-tu, hésitant comme un somnambule, au-dessus d’un toit ? Que ta destinée perverse s’accomplisse ! Maldoror, adieu ! Adieu, jusqu’à l’éternité, où nous ne nous retrouverons pas ensemble ! "